SUR LES CHEMINS DE LA TRADITION

Message d'accueil (revu et corrigé, plusieurs fois)

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Du fait de son contenu, le téléchargement du blog peut être long

Le pourquoi et comment

Comme je l'ai écrit rapidement lors de la création de ce blog, j'hésitais pour le référencer entre Esotérisme et Religions ; mais pour moi ces termes sont trop restrictifs, et pour cette raison je l'ai publié en inclassable ! Est-ce pour cela qu'il sera difficile à situer ?

Je voudrai parler de la Tradition, pas la tradition des fêtes folkloriques (que j'adore et qui sont déjà un témoignage) mais de la Tradition avec une majuscule, un grand T, un tau diraient certains érudits des civilisations anciennes. Quoi de plus représentatif justement que cette lettre que l'on retrouve dans la tradition hébraïque, égyptienne et grecque ? Et dont on retrouve la forme dans la croix ansée égyptienne un T surmonté d'une anse (le Tau comme dirait une certaine Eglise)...Et n'oublions pas que la croix romaine de châtiment est en forme de T...

La Tradition ? Certains érudits tels René Guénon (j'aurai l'occasion d'y revenir) expliquent que cette Tradition était unique et primordiale et qu'on la retrouve partout sur la Terre dans les Croyances ou les Religions. Il est en effet parfois troublant de retrouver les même thèmes, les mêmes rites dans des Religions apparemment distinctes les unes des autres.

Il existe donc plusieurs chemins pour y arriver. Et ces chemins en ont d'ailleurs parfois l'appellation tels les Chemins de Compostelle, et sont jalonnés de bornes, de monuments tels les églises, les abbayes au moins en ce qui concerne ce que nous appelons l'Occident chrétien mais qui ont pris la place ou complètent d'autres signes plus anciens et antérieurs à 2000 ans, témoins de la Tradition de ceux qui nous ont précédés. M'étant spécialisé sur cet Occident chrétien qui passe à ma porte et que je connais le mieux, y étant né, ne m'empêche pas de reconnaître et de réfléchir sur les autres traditions : en effet, il parait logique que, si j'étais né au coeur de la Péninsule arabique, du Népal ou en Papousie, je puisse ne pas suivre la même tradition dite religieuse...

On peut supposer que ce blog est consacré à Nizier-Anthèlme passé dans la légende sous l'appellation de Maitre Philippe de Lyon : or il n'en n'est rien, ce sujet est abordé au départ pour une raison de proche voisinage et est devenu, je le reconnais volontiers, une sorte de spécialité...Ce qui est amusant c'est que j'y suis arrivé véritablement par...accident, après en avoir entendu parler par des amis plus de 10 ans auparavant...

Ethique

Et j'essaierai de vous emmener le long de ces chemins par les photos que j'ai réalisées depuis une trentaine d'années et qui permettent de mieux comprendre les lieux et d'appréhender ainsi le Sacré : je compte sur votre honnêteté pour ne pas me les voler ni d'en faire commerce. J'apprends par exemple que des sites ou de blogs, dont certains se targuent d'être inconnus, piratent tel ou tel photographie ou article, sans avoir ni le courage ni l'honnêteté de ...citer leurs sources, pour ma part, ne fonctionnant pas ainsi, et dans le respect de mon éthique, j'indiquerai toujours les références d'origine avec liens pour que le lecteur puisse s'y reporter.

Bien que je présente des églises, des chapelles, il ne faut pas compter sur moi pour faire de la Théologie rattachée à un dogme quelconque par exemple à l'Eglise, tout en la respectant.Certains reconnaitront, à la lecture, à la réflexion, malgré quelques fantaisies (le monde se meurt de ne plus comprendre l'humour), un petit quelque chose de sacré...il en est ansi et cela est voulu. A propos, dans un univers internet où, de plus en plus, tout se monnaye, ce blog est entièrement bénévole et ne rapporte absolument rien à son auteur. Son contenu est issu de nombreuses heures d'études, de recherches, de travaux personnels et est présenté à titre purement gratuit à ses lecteurs. Il faut en profiter pour remercier et féliciter Canalblog pour la qualité des structures et modules proposés, qui permettent ainsi une présentation et un contenu de qualité.

Je reconnais aussi que certains articles pourraient apparaître comme provocateurs : nullement, il s'agit de sujets habituellement abordés d'une manière classique (trop ?) mais traités ici de façon à suggérer une réflexion plus approfondie, dégagée de tout dogme. Mais il ne faut pas confondre constatation et critique : voir à ce sujet l'article avertissement du 31 août 2014.

Conseils techniques

Vous pouvez cliquer sur les mentions RSS (colonne de gauche) pour recevoir automatiquement les avis de mises-à-jour soit des messages, soit des commentaires soit des deux. Et désormais, toujours dans la colonne de gauche, vous pouvez vous abonner pour recevoir uniquement l'avis des parutions de nouveaux articles, car j'ai abandonné l'option newsletter. Vous pouvez également sur un article proposer vos commentaires (sur certains sujets susceptibles de polémiques je les ai désactivés), mais tous les commentaires passent en modération avant publication, conformément à la loi, celui que certains appellent le maitre de la toile est le seul maitre à bord et cela ne se discute pas.(remarque : par le fonctionnement des mises à jour de Canalblog, les commentaires paraissent souvent le lendemain de leur rédaction). D'autre part le formulaire de contact a été également désactivé pour éviter certains désagréments : on peut utiliser le système commentaires à la place. Le système des tags (colonne de droite) est également très utile : il suffit de cliquer sur un sujet recherché et automatiquement le système récapitule tous les articles où il est abordé.

Messages revus et corrigés

Enfin, il apparait parfois nécessaire de reprendre un ancien article compte-tenu d'éléments nouveaux : il est alors publié de nouveau avec compléments, soit à la date d'origine de parution, soit à la date actuelle.

Enfin, j'ai été questionné sur le rapport de mon blog (par son adresse URL) avec la Revue Vers la Tradition : il n'y en a aucun, si ce n'est les sujets abordés. D'ailleurs, à la création du blog j'ignorai totalement l'existence de cette Revue et les sytèmes de création n'ont posé aucune opposition. J'ai d'ailleurs eu l'occasion d'un dialogue par messagerie avec un ancien responsable de cette Revue et j'en ai profité pour m'en excuser. Et je pense la respecter totalement sans faire aucune concurrence (pour mémoire mon blog est entièrement bénévole et son hébergement par Canalblog est gratuit) et je rappelle que son intitulé est les chemins de la Tradition.

En Anglais

Given the amount of English-speaking visitors on my blog, in particular from the US, I thought it appropriate to write the following introduction : thank you for visiting my blog.

Iif you cannot read French I would suggest using an online translator (although I am aware these do not always translate accurately!)

I will not attempt to write any content in English as it is fairly rusty, going back to secondary school (many thanks to Iris for writing the above).

 

colombe

 

nd_paris

 

et à la demande de quelques amis, j'ai ajouté en liens d'amis (colonne de gauche) quelques unes de me cantines...

 


04 décembre 2016

Contradiction...

Mes chers Compatriotes se plaignent continuellement et hurlent leur misère et leur pauvreté ; ils dénoncent les impôts trop élevés, les charges trop lourdes, les prix en augmentation, les emplois mal rémunérés, le chômage...

Bref, dans leurs paroles, dans leur manifestations, dans les écrits des médias, rien ne va plus ; au point que tout le monde n'a de cesse de vitupérer contre les gouvernants et notamment contre le Président qu'ils ont élu et qui, forcément responsable, doit partir.

Et nous apprenons ce soir que mes chers Compatriotes ont volontairement fait

telethon

en promesses de dons...

Le médias nous annoncent de nouvelles manifestations contre la gouvernance de la France dès la semaine prochaine...

A propos, vous savez ce que coûte UN avion Rafale, cet avion que le monde entier semble maintenant nous envier ? La réponse est sur Wikipédia :

Le coût moyen de fabrication d'un Rafale (toutes versions confondues) est de 101,1 millions d'euros par appareil en 2011 soit une hausse de 4,70 % par rapport au coût de fabrication initial, l'une des plus faibles hausses des programmes d'armements

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17 novembre 2016

Silence !

 

Omraam

(photo wikipédia)

Comme de nombreux passeurs de la Tradition, Omraam Mikhaël Aïvanhov (1900/1986) a été autant vénéré que critiqué. Je ne retiendrai que son enseignement, ne voulant en aucun cas m'impliquer dans les polémiques, au-delà de toute philosophie, au-delà de toute religion, au-delà de toute doctrine.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Omraam_Mikha%C3%ABl_A%C3%AFvanhov

Cet enseignement était au départ strictement oral ; il ne fut transcrit que plus tard à partir des comptes-rendu sténographiés ou enregistrés. Lui-même fut élève d'un autre Maître : Peter Deunov

https://fr.wikipedia.org/wiki/Peter_Deunov

peter deunov

(photo wikipédia)

Les enseignements de Aïvanhov ont été publiés par les Editions Prosveta sous deux formes : classique et format de poche.

Je présenterai ici un passage extrait de la voie du silence que j'ai retrouvé par hasard.

Quand j'étais jeune en Bulgarie, j'ai vu des personnes venir chez le Maître Peter Deunov, et au lieu d'écouter et de s'instruire auprès de lui, elles faisaient étalage de leurs connaissances en citant les nombreux livres qu'elles avaient lus. Le Maître se conduisait alors toujours avec une patience surprenante et il souriait doucement ; dans certains cas , il n'avait même pas la possibilité de placer un mot. Après un certain temps, ces personnes finissaient par comprendre qu'elles étaient seules à parler et que si elles continuaient ainsi, elles n'apprendraient vraiment rien ; alors, enfin, elles se taisaient pour laisser parler le Maître. Quel était leur étonnement d'apprendre d'avantage en quelques minutes auprès de lui que pendant des années d'études, simplement parce qu'elles s'étaient mises dans un état de réceptivité qui leur permettait de recevoir la parole du Maître.

C'est ainsi que lorsqu'elles se trouvent devant un être qui leur est supérieur par les compétences, la sagesse, la noblesse, certaines personnes, au lieu de garder le silence et de l'écouter, se mettent à bavarder ou même à l'interrompre quand il parle. Et bien, ce n'est pas intelligent car on ne gagne rien ainsi, et non seulement on ne gagne rien, mais on perd. Devant un être qui vous est supérieur, il est préférable d'écouter. Même s'il ne parle pas physiquement, dans le silence que vous créez en vous, il parle à votre âme. Lorsque l'Esprit divin parle, le ciel et la terre se taisent pour écouter sa parole, car cette parole est un germe qui fertilise.
...

Mais cet état que nous appelons réceptif, passif, ne doit absolument pas être confondu avec la paresse et l'inertie. Il n'est passif qu'en apparence ; en réalité, c'est la plus grande activité qui soit. C'est l'état de celui qui, à force de travail, de patience, de sacrifice, a réussi à réaliser le silence en lui-même, et c'est grâce à ce silence qu'il commence à entendre la voix de son âme...

Autre passage

il y a même des personnes dont on a l'impression d'entendre le bruit intérieur. Elles ont beau ne pas bouger et garder le silence, on entend chez elles un bruit assourdissant. Mais il arrive aussi qu'on rencontre certains êtres, très rares malheureusement, qui semblent environnés de silence. Même lorsqu'ils parlent, il émane d'eux quelque chose de silencieux. Oui , car le silence est une qualité de vie intérieure...

Et la totalité de ce livre d'Enseignements est ainsi ! Il est donc impossible d'en rendre complètement compte ou alors il faut simplement en conseiller la lecture...En 14 chapitres sur 163 pages, elle en est d'ailleurs fort facile car le vocabulaire utilisé est simple, à la portée de tous.

Sur ce...je me tais ...

silence

J'ai pris cette photo sur le chemin de croix qui entoure le sommet de la colline de Sion.

Le silence serait-il l'une de mes obsessions ? Car j'ai déjà commis :

http://verlatradition.canalblog.com/archives/2016/04/11/33653193.html

et

http://verlatradition.canalblog.com/archives/2015/01/06/31269483.html

ce serait pour cela que je n'entends plus rien ?...

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10 novembre 2016

Jordi Savall en fonds sonore


Jordi Savall - Lamento Della Ninfa - Video par domi1203

IMPORTANT : il faut mettre cette vidéo en pause (en bas à gauche II) pour pouvoir en visionner une autre !

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06 novembre 2016

Sur 40017 les 100 derniers visiteurs

Chers lecteurs (j'ai bien écrit lecteurs et non électeurs),

Vous avez dépassé les 40000 visiteurs dans la plus grande clandestinité...

les 100 derniers visiteurs

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02 novembre 2016

Méditation dans le plus grand dépouillement et en toute humilité

méditation

hors de toute Connaissance, de tout Symbolisme, de toute Philosophie, de toute Croyance...en vérité, là il n'y a rien !

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28 octobre 2016

Changement semestriel de l'heure

dans la nuit de samedi à dimanche

je vous rappelle :

en AVril on AVance d'une heure les pendules

en octobRE on REcule d'une heure

(pas possible si vous avez un cadran solaire...et dites le à votre coq...)

Donc, samedi soir réglez votre réveil à sonner à 3 heures du matin et, à ce moment-là, précipitez vous hors du lit pour remettre toutes vos pendules à l'heure ; vous pourrez ensuite vous recoucher...pour gagner une heure de sommeil...

cadran

une horloge bien mystérieuse qui mérite une explication

https://6bisruedemessine.wordpress.com/2013/05/30/lhorloge-antihoraire-de-la-cathedrale-de-florence-antichomage-aussi/

 (les commentaires ci-inclus sont ceux de ma précédente édition, en avril 2016)

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14 octobre 2016

Papus : certains suivent et certains cherchent avec réintégration d'un commentaire

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médecine paris

pour ce dernier document une anomalie a déjà été signalée sur ce blog : en 1888 il est indiqué être né en ...1885 au lieu de 1865

Quant aux autres documents ils comportent des signatures (parfois peu lisibles) qui raviront les suiveurs et apporteront réflexions aux chercheurs curieux !

commentaire réintégré :

La Connaissance, avec ou sans majuscule, est-elle suffisante pour atteindre l'Esprit, avec majuscule cette fois ? Visiblement il semblerait que non : j'ai eu et j'ai encore maints exemples à ce sujet. Connaitre, avoir des diplômes, des décorations, des honneurs, n'est pas synonyme de la voie de l'Esprit. Cette voie qui est essentiellement celle du Coeur. La Connaissance fut une aide, je ne le renie pas, la Connaissance est l'entrave.
Un exemple parmi d'autres : dans le domaine des Enseignements supposés de Maitre Philippe de Lyon. Certains, ayant lu un livre, se targuent de tout savoir à son sujet. Sauf qu'il a été suffisamment démontré, ici et ailleurs, que la plupart des souvenirs de sa vie ont été retravaillés dans un but ou dans un autre, les deux ou trois qui ont été vraiment dans l'intimité du Maitre...se taisant ou n'en disant peu de choses. Justement, il en est de même pour son Ami, Papus : il apparait que peu ont lu et étudié l'oeuvre gigantesque du cofondateur de l'Ordre Martiniste (entre autres) et que, restant dans leurs souvenirs de catéchisme romain, sont passés complètement à côté alors que Papus a donné des pistes et des indices très probants comme la Pistis Sophia gnostique...(et ce n'est qu'un petit exemple). Ce commentaire sera réintégré au texte principal.

Pour mémoire, la devise des Bénédictins a toujours été : ORA ET LABORA

Prie et travaille dans ton oratoire et dans ton laboratoire, elle s'applique parfaitement aux deux Mages (unanimement reconnus comme tels) que sont Nizier-Anthèlme Philippe et Gérard Encausse-Papus.

1 - Copie

 

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04 octobre 2016

L'annonce d'un article qui n'aura pas de suite...

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Il s'agit d'un sceau rond biface utilisé le 15 octobre 1221 par le G.M.de l'Ordre des Templiers Pierre de Montaigu pour signer un accord entre Templiers et Hospitaliers.Le recto représente les deux cavaliers sur le même cheval et le verso le dôme du Rocher à Jérusalem. (source : Paul de Saint Hilaire in les Sceaux Templiers)

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La cour du Temple à Paris

ajout du 30 mai :

en effet, ces images annoncaient une étude sur l'Ordre du Temple, mais, conformément à l'éthique que j'essaie de toujours suivre, je dois auparavant tout vérifier par plusieurs sources, ce qui fait que j'ai pris du retard dans la rédaction de mon article ; d'autre part j'ai également en réserve une étude que j'ai réalisée en 1990 que je dois actualiser, concernant l'Ordre du Temple et le Beaujolais, à l'aide de documents...autres que ceux publiés habituellement...

Reprise du 4 octobre 2016

Je dois, par soucis d'honnêteté par rapport à mes visiteurs, m'excuser : en effet cet article promis n'a jamais vu le jour. J'avais l'intention de présenter des notes de lecture du livre Les Mystères des Templiers publié en 1947 par J.H.Probst-Biraben aux éditions des Cahiers astrologiques, livre (devenu très rare) qui était la reprise d'études antérieures.

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Or, ce livre, d'une érudition assez extraordinaire, présente des connaissances sur l'Ordre des Templiers jamais abordées par ailleurs. Mon intention était donc d'en ressortir quelques extraits : mais cela est impossible ! Il faudrait ressortir tout le livre ! Pour cette raison j'ai du abandonner mon projet ; ci-dessous à titre d'information les documents qui ont servi de base à sa rédaction ainsi que le sommaire de l'ouvrage.

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On constate la grande précision des sujets abordés !

Qui est l'auteur ? Sa biographie serait trop longue à présenter ici ; on se contentera donc de http://rflexionssurtroispoints.blogspot.fr/2010/03/serie-grandes-figures-du-passe-jean.html

On comprend alors aisément la difficulté à parler de son ouvrage en détail ; et pour faire sourire les visiteurs habituels de mon blog, voici dans la même collection les auteurs en compagnie desquels il se trouve...

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Par contre, je ne renonce pas à mon projet de réviser mon étude de 1990 sur le Beaujolais et l'Ordre du Temple...

 

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Nouvelles du Clos Landar

Et bien non ! Vous n'en n'aurez pas ...car de semaine en semaine, de mois en mois, les nouvelles définitives sont reportées, et ce pour différentes raisons. Rappelez-vous : fin 2015 la Mairie annonçait une réunion publique en Janvier...sauf que elle n'avait pas précisé l'année, car maintenant on nous dit qu'elle aura lieu en Janvier 2017... Et nous passerons pour le moment sur les détails...

Non ! La nouvelle est que dimanche 9 octobre l'Association Maitre Philippe, qui gère sérieusement les visites gratuites du Clos (extérieur seulement car il y a dangers à l'intérieur du fait de l'état de lieux) mensuelles depuis déjà de nombreux mois, organise un pique-nique dans le domaine (repas tirés des sacs)  à partir de 11h (fléchage habituel dans les rues de l'Arbresle). Ce sera l'occasion d'échanges et de convivialité avec un stand présentant différents ouvrages. L'installation fournie par la Mairie lors des  rencontres précédentes (bancs, tables,  3 auvents) sera renouvelée.

Et ce jour-là les visiteurs pourront faire de très bonnes affaires : la grande foire annuelle d'automne se tiendra en centre-ville !

Pour plus de précisions : association Maitre Philippe contact : contact@maitrephilippe.asso.fr  et tél 06 36 90 50 28

http://www.maitrephilippe.asso.fr/

https://fr-fr.facebook.com/associationmaitrephilippe

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17 septembre 2016

J'avais, il y a longtemps, reçu une lettre de Jean Cocteau (réédition)

J'ai une grande nouvelle triste à t'annoncer : je suis mort.
Je peux te parler ce matin, parce que tu somnoles, que tu es malade, que tu as la fièvre.
Chez nous, la vitesse est beaucoup plus importante que chez vous. Je te rencontre parce que je n'ai pas toute ma vitesse et que la fièvre te donne une vitesse immobile, rare chez les vivants.
Les vivants et les morts, sont près et loin les uns des autres comme le côté pile et le côté face d'un sou, les quatre images d'un jeu de cubes. La vie et la mort s'affrontent.
Le miracle est de vivre double en face de cette grande énigme et n'être qu'un. C'est notre secret. Je cède la place. Abandonne-toi. La vie est morte, vive la vie. Le poète est mort, vive le poète. Adieu. Je commence à me dissoudre. Nos traits se tissent ensemble. La ressemblance est outre. Elle émane de l'esprit. La réalité commence.
(avec la complicité des Jeans : Cocteau et Marais)
et j'avais répondu à cette lettre :
A quoi ça sert  la vie
Quand on ne peut plus vivre ?
A quoi ça sert de vivre
Quand on ne peut plus rire ?
Quand le soleil s’éteint
On ne peut exister.
J’ai peur de mourir
A force de pleurer.
Je suis écorché vif
Et je voudrai crier
Je voudrai crier à tous :
Je vous aime.
Vous ne comprenez  pas
Cachés derrière vos mots,
Derrière vos phrases vides
Qui ne sont que remparts,
Derrière tous vos principes
Et vos philosophies,
Vous ne comprenez rien
Et ne pensez qu’à vous.
Mais vous n’existez pas
Lorsque vous êtes seuls,
Et je n’existe pas.
il y a ...32 ans !...et je suis toujours vivant

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04 septembre 2016

Stanislas de Guaïta

Ces deux étranges diagrammes sont présentés en frontispice du volume I de son ouvrage

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sdg1

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26 août 2016

les 100 derniers visiteurs sur 37356

100 derniers

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23 août 2016

Avenas

Au nord de Villefranche-sur-Saône, que les vacanciers pressés ne connaissent que par son péage d'autoroute (hélas !), se trouve l'ancienne capitale de la région Beaujeu, fief de la lignée de la seigneurie du même nom, déjà évoquée ici-même par l'église abbatiale de Belleville. (voir http://verlatradition.canalblog.com/archives/2015/04/19/31916382.html 

Et dans la montagne au nord de Beaujeu, se situe le petit village d'Avenas après le passage du Col du Fut d'Avenas (767 mètres après 9kms de route de montagne, on quitte peu à peu les vignes pour les forêts de résineux), entouré de sommets qui culminent à 849 m. et 907 m. La vue vers l'est est immense (et très appréciée) et s'ouvre à plus de 180 degrés jusqu'aux Alpes, du nord-est (Mâcon) au sud-est (Lyon). La route continue vers l'ouest en direction du Mâconnais et du début de la Bourgogne du sud.

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Et après le col on trouve le petit village d'Avenas (128 habitants en 2013 mais une importante population de vacanciers y vient en été : gîtes et chambres d'hôtes, auberge rurale, restaurants) qui semble blotti autour de son église qui domine une combe située au nord.

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Cette étude est exceptionnellement longue car la reprise partielle de celle que j'ai rédigée sur 40 pages, en tant que régional de l'étape, pour le plaisir dans les années 1990, à l'ancienne, avec machine à écrire et photocopieuse, ceci après recherches et études de différents écrits et documents et de très nombreuses visites aux fonds très riches des archives de la bibliothèque de Villefranche. Et aussi, bien entendu après plusieurs expéditions sur le lieu...J'y suis retourné récemment pour refaire la totalité des photos (à l'origine en argentique et en noir et blanc), j'ai utilisé également quelques clichés réalisés en même temps par Roger R., dresseur de cailloux...

 L'église est typique de l'architecture de style clunisien, comme il y en a tant dans le région mâconnaise. Elle apparaît en très bon état car...elle a été restaurée en 1906. Lorsque l'on en franchit le seuil, le même état impeccable frappe la vue car l'intérieur a été restauré en 1956/1960 qui a permis de décaper les murs enduits de crépi : on peut considérer que ces restaurations extérieures et intérieures ont été menées avec succès.

 

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un peu d'histoire ancienne...

Dès la préhistoire, la région a toujours été fréquentée, ensuite les Celtes occupèrent les lieux, les Gaulois également : la rivière qui passe à Beaujeu, l'Ardières, servait de frontière entre les tribus ségusiaves et celles des Eduens. De cette époque datent les premières voies de communications que l'on retrouve lors de l'occupation romaine (table de Peutinger). Une voie romaine partait de Belleville (Lunna) puis par Villié-Morgon et le col d'Avenas rejoignait Autun. Des traces subsistent encore à Villé-Morgon et dans les bois entourant Avenas. Et nous ne nous attarderons pas sur la gigantesque épopée des Helvètes (368000 individus dont 92000 guerriers, en 10 à 12000 chariots sur un front de 20 à 30kms !!!, source : les Commentaires de la Guerre des Gaules de César qui exagérait toujours un peu les chiffres...) poursuivis par les armées romaines (combats à St Didier de Formans, aux passages de la Saône et à Brouilly) : ceux qui le purent passèrent par les cols jusqu'à Bibracte.

Et la Pax romana s'installa avec la colonisation par l'installation de nombreuses villas (qui devinrent à la christianisation des paroisses). La région fut en effet christianisée par St Valérien qui venait de Lyon en 177, mais il resta dans les vallées et ne convertit ni les collines, ni les montagnes, des légendes racontent même que des sorciers païens continuèrent d'y vivre longtemps (légende de Font Bidon).

Pourquoi Avenas ?
La région, comme beaucoup d'autres, fut envahie et dévastée par les Sarrazins à la fin du VIIIième siècle, dont on  trouve encore des traces : la rivière l'Azergues aurait pour étymologie oued zergua la rivière aux eaux bleues, de nombreuses cheminées à l'architecture particulière des Dombes (sur l'autre rive de la Saône) s'appellent encore des sarrazines.

A l'arrivée des Sarrazins, le lieu était occupé par un monastère de religieuses appelée monastère de Pélage, communauté religieuse indépendante installée sur la paroisse de Rosarias (nom de la villa devenue paroisse). Il serait long de s'attarder ici sur cette appelation de Pélage, moine celte irlandais (360/422) condamné pour manichéisme lors d'un Concile. Les Sarrazins ont donc dévasté le monastère après avoir violé et massacré les religieuses. L'abbesse Austrude put s'enfuir et en remit les droits à Charlemagne. Rosarias est plusieurs fois cité dans les cartulaires du Chapitre de St Vincent les Mâcon et cela jusqu'en 997 et 1018. (je n'ai pas retranscris ici le détail de ces documents en latin). La mention d'Avenas apparaît ensuite : des commentateurs simplistes ont prétendu que cela venait simplement de l'avoine qui y était cultivé...je mets au défi quiconque de trouver des champs d'avoine à cette altitude au milieu des forêts...

Mais une information plus sérieuse a attiré mon attention : la femme du Comte de Mâcon, de Chalon et d'Auvergne, bienfaiteur et protecteur de St Vincent les Mâcon, Warin II s'appelait ainsi ! Il mourut aux alentours de 868 et sa veuve transmis alors leur terre de Cluny à son frère Guillaume le Pieux pour qu'il y fonde une abbaye ! Enfin  en 1117 on lit dans les cartulaires que Guichard III de Beaujeu et son fils Hugues, abbé firent donation "in villa Avenacis quae antiquito monasterium Pelagi vocitatur".

Il y a avait donc bien en 815 à Rosarias un monastère de femmes dirigé par l'abbesse Austrude, puis certainement en hommage à la femme du Comte de Mâcon le lieu devint Avenas. Et toutes ces traces apparaissent dans les cartulaires de St Vincent les Mâcon. On découvre même sur Wikipédia au sujet de la cathédrale de Mâcon que Les sculptures du tympan, d'une grande qualité, sont très voisines de celles de l'autel d'Avenas et d'une partie des sculptures de Cluny (grands chapiteaux) ; l'historien de l'art américain Edson Armi les attribue toutes au master of Avenas.

Une légende raconte (il ne faut jamais mépriser les légendes) que le Maître d'Oeuvre de l'église, installé sur la montagne, lança son marteau et celui-ci vint tomber près d'une source miraculeuse dite source des Fées et lieu d'un culte depuis l'époque néolithique ; il décida donc de construire l'église en ce lieu et la source s'appela la source de la Vierge (maintenant canalisée) et il y aurait dans les environs un petit étang appelé Font Bidon où les fées apparaissent quand le vent souffle. Il faut préciser que dans la combe au pied de l'église jaillissent deux sources qui se rejoignent pour former la Grosne, qui va se jeter dans la Saône au sud de Chalon, en passant par...Cluny (et Taizé).

Une autre légende rapporte la présence d'un hêtre gigantesque dont les feuillages se voyaient ...jusqu'à Lyon ! J'ai bien dit que le lieu était élevé mais cela est impossible en raison de la topographie.

Revenons à l'église (parfois qualifiée à tort de chapelle) : nous avons vu son extérieur et l'intérieur de la nef. Si nous pénétrons plus avant, nous sommes touchés par l'atmosphère qui s'en dégage ; on a vraiment l'impression en approchant du choeur, d'approcher du lieu saint par excellence. Car en effet l'église est un écrin qui abrite un trésor : l'autel, placé à la croisée devant une abside en cul-de-four éclairée par trois vitraux (contemporains) séparés par quatre pilastres.

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Cet autel est une pure merveille de l'Art roman au point d'en avoir la reproduction à Paris dans le musée des Monuments français. Il est en calcaire blanc sculpté sur trois faces, la face principale représentant un Christ en majesté dans une mandorle entouré de 12 personnages, la face latérale nord représentant 4 scènes de la vie de la Vierge et celle du sud représentant la donation de l'église.

la face principale...

 

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(les effets de lumières sont dus à l'éclairage et aux vitraux)

Les habitués des églises romanes réagiront à ce qui ressemble à un tympan tel qu'à Autun ou Vézelay et en bien d'autres endroits (je ne cite que les plus connus de la Bourgogne). Or ces tympans sont toujours placés sur la façade ouest de l'église au dessus de la porte principale, en référence du passage de l'Evangile de Jean : je suis la porte Si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé...(Jean chapitre 10 verset 9). Et bien là il faut être parvenu au coeur de l'église pour trouver la porte ! Et certains confirmeront qu'elle est bien là...

La vasque de la mandorle est très prononcée, en forme de coquille de noix (rappelons-nous de H.Vincenot dans les étoiles de Compostelle : l'Homme sortant de la vulve du Monde, entouré des quatre éléments marquant l'entrée du dolmen générateur). Car en effet autour on retrouve les quatre symboles des prophéties d'Ezechiel vers 590 AVJC repris par la nouvelle Alliance pour symboliser les quatre évangélistes (en partant du coin supérieur droit Jean l'aigle, Marc le lion, Luc le taureau, Matthieu l'ange. A ce propos je signale que Papus, dans son traité des sciences occultes évoque ces symbolismes en précisant, avec un long développement, que tous se retrouvent dans le Sphinx de l'Egypte.

Le siège du personnage central est particulièrement caractéristique : il représente une tête de bélier stylisée. Les deux côtés sont les cornes, les genoux du personnage les yeux, et les pieds forment les naseaux. Et quand on connaît l'importance du symbolisme, cela n'est pas étonnant : le personnage semble ainsi sortir de la tête du bélier. Le Christ vient donc de l'ère du Bélier pour ouvrir l'ère des Poissons, sur cela tout le monde est d'accord ! Et on ne peut s'empêcher de penser aux connaissances développées par Saint Yves d'Alveydre concernant Ram et cette ère du Bélier.

DIM 032 - Copie

 

Il est frappant de constater la ressemblance du personnage avec par exemple le Christ de Chartres par la position de la main droite (celle de gauche ayant disparu tenant vraisemblablement un livre) , par les plis de la robe au niveau des genoux, cependant, l'ensemble est bien différent.

christ chartres

Le visage du personnage est glabre, de forme allongée, les cheveux peignés diamétralement à la tête, cette dernière étant couronnée d'une auréole avec une croix inscrite. L'ensemble est décalé en hauteur : il subsiste un espace entre les pieds et le bas de la mandorle tandis qu'en haut l'auréole déborde sur l'extrémité. Et la longue main droite ; elle bénit avec trois doigts le puce, l'index et le majeur, les autres étant repliés. Henri Vincenot parle de ces longues mains :  cette main généreuse, hors des dimensions normales, a été sculptée en pensant secrètement au Dieu Lug, dieu de Lumière au visage du soleil, on l'appela main longue ( Dorn Braz en celte armoricain) pour proclamer son immense habileté, due à une attribution divine...

La façade de cet autel (je dirais plutôt ce coffre) présente en outre 12 personnages assimilés aux 12 apôtres. Quatre noms apparaissent, mais, à l'analyse, il s'agit certainement d'une tentative d'ajout : en effet ils ont été ajoutés aux pieds des personnages du haut, or ceux du bas ne peuvent pas porter de nom car au ras de la sculpture inférieure, ce qui n'est pas dans une logique de symétrie. De plus, l'écriture est différente de celle de la donation sur le côté sud.

 

en haut gauche 2 en haut à gauche

haut droite 2en haut à droite

bas droiteen bas à droite

bas gauche 2en bas à gauche

 

On remarque que huit présentent un livre fermé, deux un livre ouvert, Pierre est reconnaissable à sa clé (dont la partie ouvragée est en forme de svastiska), un seul a les mains en position de bénédiction. Dans la partie basse de gauche le personnage central semble dire mon livre est fermé, voyez le copain d'à côté...dans la partie basse de droite, celui les mains ouvertes pourrait exprimer : moi je n'ai rien à dire...Mais l'harmonie qui règne avec le personnage central est frappante.

Enfin les deux colonnettes de coin gauche et droite ne sont pas identiques en leurs bases.

le côté nord (gauche)

il représente 4 scènes de la vie de la Vierge

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DIM 031

La partie supérieure gauche représente l'Annonciation, à gauche l'Archange Gabriel, à droite Marie la main levée. Ensuite, pour suivre l'ordre chronologique, la partie inférieure gauche est la Nativité : Marie est allongée sur un lit sur le côté gauche duquel (au fond) Joseph tient l'enfant emmailloté dans ses bras (remarquez la qualité des draperies composées en triangle au-dessus de la tête de Joseph). En haut à droite se trouve la présentation au Temple : Marie tient l'enfant et le présente à Siméon (selon Luc chap 2 versets 25-35), mais le siège de Siméon semble être incomplet (vol de sculpture ?). Derrière, se tient Joseph au visage barbu, qui apporte deux oiseaux en offrande (canards ? colombes?). En bas à droite deux scènes en une seule : la Dormition où Marie sur son lit de mort avec à son chevet deux personnages (celui qui est aux pieds est auréolé) et l'Assomption : les mains de Dieu l'élèvent au ciel dans une sorte de nacelle (dont le bas est ornementé d'un serpent ? Si oui on peut penser à la barque de Râ en Egypte) où elle se tient en position d'orant (rappelle les images de la montée des âmes), là encore il faut remarquer la qualité des draperies. Et les deux colonnettes d'encadrement ont des bases différentes.

le côté sud (droit)

là se trouve la représentation de la donation de l'église avec une inscription latine

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A gauche le donateur, barbu et couronné, fait donation de l'église, que l'on reconnaît aisément, dans une corbeille ou un berceau de feuilles d'acanthe, à un personnage religieux qui la reçoit les mains tendues. En dessous se trouve une inscription latine, entre deux colonnettes de coin de l'autel (encore une fois) de bases différentes.

L'inscription est la suivante :

X LVDOVICVS PIVS ET VIRTVTATIS AMCVS

OFFERT AEECLESIAM RECIPIT UINITVS ISTAM

LAPADE BISSENA FLVITVR   VS IVLIVS IBAT

MORS FVGAT OBPOSITV REGIS AD INTITUM

selon la mode latine plusieurs altérations sont indiquées : sur lapade, obpsitv et intitum ; d'autre part on peut découvrir des traces de poinçon en triangle tels ceux marqués par les Compagnons.

Ce qui frappe à l'observation attentive, c'est qu'il y a eu fracture entre la première ligne et les suivantes, d'autre part cette ligne n'est pas de la même écriture que les autres ; elle est d'une écriture plus malhabile, de plus les trois autres sont lignées. D'autre part, le U est utilisé deux fois à la place du V ; le final du mot fluiturus (VS) est largement éloigné du mot.

Dans les ouvrages consacrés à cette donation, personne n'a fait cas de ces anomalies, reprenant la version officielle donnée par un universitaire érudit qui démontre que le Roi Louis VII dit le Pieux a fait donation de l'église au Chapitre de St Vincent les Mâcon vers 1170. Or, dans les anthologies, Louis VII n'a jamais été qualifié de Pieux mais de Jeune !
Le texte traduit serait : le roi Louis le pieux et ami de la vertu offre l'église Vincent la reçoit puis : Juillet en cours allait entrer dans son douzième soleil et ensuite : la mort écarte les gages placés en vue de conjurer le décès de roi.

Il est à remarquer qu'à l'époque où cette traduction a été proposée, l'informatique n'existait pas car elle donne l'impression d'une traduction automatique par un ordinateur ...no comment...Par contre, on trouve bien un roi de France appelé le Pieux ! Il s'agit de Louis I fils et successeur de Charlemagne (778/840). Et on trouve directement sa trace en 815 au sujet de l'église du lieu de Rosarias, jointe justement à celle qui fut la dernière abbesse, Austrude ! Le texte latin figure dans la charte de Louis le Pieux tome IV du Gallia Christana page 264.  Et la fusion des deux lieux ne fait aucun doute puisque nous trouvons dans les cartulaires de St Vincent entre 997 et 1018 : letbaldus episcopus dat sancto Vincentio terrae in villa Avenaci.

Après avoir constaté tant d'anomalies non signalées je me mis à la recherche d'éléments supplémentaires.  Et le hasard fit bien les choses : je rencontrai dans le 14 ième arrondissement de Paris une femme connaissant parfaitement, entre autres, l'épigraphie et travaillai avec elle. Je lui présentai le dossier, et je ne fus pas déçu de ma demande ! Je l'appelerai MLT, elle me fit parvenir une longue étude en plusieurs pages qui confirmait ce que j'avais découvert et infirmait la version officielle ! Cette étude serait trop longue à présenter ici, j'en extrais donc quelques passages.

-ce n'est pas ecclésiam qui est écrit mais aeeclesiam

-l'expression lampade bissena est empruntée au philosophe et poète latin Lucrèce : c'est donc une expression poètique très recherchée, par contre fluiturus est un énorme barbarisme qui choque par rapport à l'expression précédente

-la traduction proposée pour obpositum , gage, est totalement fausse

-l'emploi du verbe offert est curieux car jamais il n'est utilisé pour les donations (dare ou concedere)

-le verbe couler, s'écouler ne s'emploie que pour les liquides et jamais au sens figuré

-l'espace entre fluitur et us est à étudier car ainsi un mot parait manquant

-les lettres proposées pour les altérations ne sont pas forcément les bonnes.

La conclusion d'analyse serait que certains termes employés comme ami de la vertu font penser qu'il s'agirait d'une inscription avec une forte coloration compagnonnique et même alchimique.

Le hasard, qui est souvent mon compagnon de recherches, me conduisit à découvrir un écrit du XVII ième siècle signé de Pierre Louvet (médecin historiographe de Melle de Montpensier et régent du collège de Villefranche) repris par la suite par Joseph Ballofet : on dit que c'est Louis le Débonnaire (autre surnom officiel de Louis I) qui fit bâtir l'église comme cela se voit sous l'autel...

la face arrière de l'autel (côté est)

il faut préciser que cette face non travaillée comporte une porte ce qui confirme que l'autel servit de reliquaire

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la table d'autel

Elle est bien différente que celles que nous connaissons mais sculptée en profondeur : serait ce pour une célébration particulière et ainsi contenir de l'eau (bénite) ?

Haituellement les tables d'autel comportent 5 croix, aux 4 coins et au centre. Elles y figurent mais ce sont des svatiskas ! Tout le monde met un point d'honneur, et avec raison de préciser qu'il ne s'agit nullement de vestige du triste passage des derniers envahisseurs, mais bien de gravures d'origine.

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Et rappelons-nous que le panneton de la clé de l'apôtre Pierre situé en haut à gauche de la facade avant est également en forme de svatiska...

en haut gauche 2 - Copie

les pilastres de fond de choeur

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quand on les observe de près, leurs décors ne sont pas très catholiques...et même pas du tout...Ils ressemblent beaucoup à ce que l'on peut voir ailleurs en Bourgogne (à Tournus par exemple). L'un de ces chapiteaux présente un serpent à double tête, il s'agit de la vouivre si chère à Henri Vincenot, qui est la représentation typique du courant tellurique. Là on nous dit qu'il y a séparation courant en deux directions (j'ai eu à étudier ailleurs un chapiteau où les deux serpents se rencontraient tête à tête...). Et j'ai eu l'occasion dans le passé d'en trouver ainsi présentés par Atlantis.

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remarquez la couleur verte d'origine qui ressort

MAIS !

J'ai déjà souvent évoqué ici-même le magnifique site Lieux sacrés qui aborde des sujets identiques aux miens (en toute indépendance). Je viens d'avoir la curiosité de le visiter au sujet d'Avenas (comme je l'ai expliqué, je travaille dans cet article uniquement à partir de mes travaux des années 1990). Et bien je vous conseille vivement de le consulter, notamment au sujet des pilastres car les explications fournies sont beaucoup plus documentées et savantes que les miennes !

voir articles avant et après (analyses des piliers) : http://lieuxsacres.canalblog.com/archives/2008/01/23/8986401.html

CONFIRMATION OFFICIELLE DE MES REMARQUES

Continuant de travailler en compagnie du hasard, peu de temps après avoir terminé la rédaction de mon étude, je découvrai chez un bouquiniste une revue publiée par la Faculté des Lettres de Lyon (tome IV 2/1959) dont le premier article s'intitulait : une énigme romane : l'autel d'Avenas. Il était signé par une sommité de la période romane, Raymond Oursel.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Raymond_Oursel

Je le connaissais déjà pour posséder des ouvrages signés par lui dans la magnifique collection Zodiaque (Abbaye de la Pierre-qui-vire) et je savais donc la qualité de ses connaissances et ouvrages. Et dans cet article Raymond Oursel abordait en 1959 tout ce que je venais de découvrir !

Tout comme l'étude épigraphique signée MLT, je ne peux qu'en citer des extraits (sur 5 pages) :

...une inscription en 4 vers, qui associe la capital romaine à quelques tracés onciaux , prétend expliquer la scène et commémorer l'insigne bienfaiteur de l'église. Malheureusement, ce quatrain obscur, constellé d'ailleurs de fautes grossières, prête aux interprétations les plus contradictoires...

...on constate alors , non sans surprise, que les trois derniers vers, dont l'épigraphie diffère d'ailleurs assez de la première ligne, n'appartiennent pas au même bloc de pierre que l'ensemble de la composition...ils sont grossièrement soudés au bloc supérieur par un raccord de mortier surchargé à l'époque moderne, anomalie qui peut s'expliquer , compte-tenu de la différence d'écriture, soit par une mutilation, volontaire ou non, de la partie inférieure d'un bloc primitif homogène, soit par un remaniement de l'inscription originelle...

Raymond Oursel explique ensuite les pratiques de récupération de meubles existants pour rendre gloire à posteriori à un Seigneur ultérieur. Dans ce cas cela permet d'attribuer une donation du VIII/XIX ième siècle par Louis I le Pieux à celle du XII ième siècle à Louis VII le Jeune...les faussaires ont agi de tous temps...

On imagine ma jubilation...J'avais découvert des faits à l'encontre de la version officielle ; lors d'une séance de l'Académie de Villefranche, en conversation de petit groupe, j'évoquais cela...mais bien entendu j'étais un imbécile...

Nous avons commencé ce voyage par le panneau d'entrée du village d'Avenas, je voudrais le conclure par la cuve de pierre des fonds baptismaux de l'église, et sans commentaire.

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26 juillet 2016

Le Code pénal

Article 411-4

Le fait d'entretenir des intelligences avec une puissance étrangère, avec une entreprise ou organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou avec leurs agents, en vue de susciter des hostilités ou des actes d'agression contre la France, est puni de trente ans de détention criminelle et de 450 000 euros d'amende.

 

Est puni des mêmes peines le fait de fournir à une puissance étrangère, à une entreprise ou une organisation étrangère ou sous contrôle étranger ou à leurs agents les moyens d'entreprendre des hostilités ou d'accomplir des actes d'agression contre la France.

 

Et les médiocrates bien-pensants, dans leurs magouilles politiciennes, veulent aujourd'hui faire croire que ceux qui citent cet article sont de droite ou de droite extrême : je suis un citoyen tout simplement, et je n'admets pas d'être qualifié ainsi en tant que citoyen. J'irai même plus loin : c'est bien souvent à cause de tels raisonnements suivis depuis des années que la France en est là aujourd'hui ; les médiocrates ne sont pas plus intelligents que les autres.

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24 juillet 2016

Jean Hani, la Tradition et les méfaits de l'intelligence moderne

En reprenant un ouvrage de Jean Hani ( http://jeanborella.blogspot.fr/2008/11/regard-sur-loeuvre-de-jean-hani.html ) La Royauté sacrée du pharaon au roi très chrétien réédité par Trédaniel (première édition : La Maisnie 1984), j'en remarque l'introduction dont voici quelques extraits :

...cette occasion nous est donnée par le spectacle qu'offe aujourd'hui la décomposition de nos sociétés civiles, décomposition dont les débuts remontent loin, certes, mais qui s'accélère dangereusement , au point que ces sociétés semblent atteintes d'une phtisie galopante, contre laquelle les penseurs, théoriciens et inventeurs de systèmes de toutes espèces, s'efforcent de trouver des remèdes, car la source du mal se situe au  niveau de l'intelligence moderne qui, en ce domaine, comme en d'autres, opère d'après de faux principes directeurs auxquels pourtant bien peu sont décidés à renoncer.

Aussi la tâche la plus urgente, à l'heure actuelle, est elle la réforme de l'intelligence ; il s'agit, on l' a dit avant nous et mieux que nous, de reconstituer une élite intellectuelle, au vrai sens du mot, c'est-à-dire capable de renouer avec les principes de la grande tradition spirituelle que l'Occident a trahie progressivement depuis cinq siècles, depuis l'époque de cette fameuse Renaissance qui fut, en réalité, à bien des égards, une véritable mort.

La reconstitution de cette élite intellectuelle doit s'opérer, non seulement dans le domaine supérieur de la religion (elle aussi en bien mauvaise situation) et de la philosophie au sens le plus élevé du terme, mais dans tous les domaines qui en dépendent , et, en particulier, dans celui qui vient immédiatement après par son importance, car il commande toute la vie extérieure de l'Homme, le domaine social et politique.

Les problèmes qu'il pose sont difficiles à aborder aujoud'hui, car la politique est en butte à la méfiance, voire au mépris de ceux , parmi nos contemporains, qui ont encore des idées saines ; attitude que nous comprenons aisément lorsqu'il s'agit de la vie politique telle qu'elle se déroule sous nos yeux et qui nous offre le spectacle peu exaltant de régimes déliquescents...

...la tentation est grande, alors, de se désintéresser du problème politique et de se retirer dans sa tour d'ivoire. Mais c'est là, quel que soit notre dégoût, une position qu'il faut dépasser ; car s'abstenir , pour celui qui a encore le sens droit et des idées saines, est une démission. Certes, nous ne voulons pas parler nécessairement d'engagement dans la vie civique active, ce qui n'est pas la vocation de tout le monde et qui est, d'ailleurs, bien hasardeux aujourd'hui. Mais ce que tous les Hommes qui pensent bien en général et ont une conscience  douloureuse, on peut le dire, de l'état de chose actuel, peuvent , et, nous semble-t-il, doivent faire, c'est de prendre connaissance de la vérité aussi dans le domaine politique, et, la connaissant, de le répandre autour d 'eux ; car c'est par là, et par là seulement, dans la situation où nous nous trouvons, que les choses pourront changer, parce qu'alors les esprits auront changé également et auront retrouvé la voie droite.

...une politique dépend toujours d'une philosophie et, lorsque les principes s'actualisent dans une institution qui dure, celle-ci, comme l'a bien vu Thucydide https://fr.wikipedia.org/wiki/Thucydide, en développe toutes les conséquences. La mauvaise politique n'est pas autre chose que la mauvaise philosophie érigeant ses principes en maximes de droit public, pour mener, finalement, la société à la catastrophe. Mais il ne suffit pas de dire que, pour avoir une bonne politique, il faut une bonne philosophie : encore est-il nécessaire de préciser (parce que beaucoup de nos contemporains en sont oublieux) que la philosophie n'est réellement bonne que si elle dépend de la métaphysique...

Voilà donc les quelques extraits de cette introduction publiée, je le rappelle, il y 32 ans, en 1984. Voilà donc ce qu'écrivait alors ce grand connaisseur des Philosophies et des Religions dont les ouvrages se rattachent tous à cette Tradition universelle. Il est à remarquer que ces passages ne concernent ni une option politique ni une option religieuse particulière et s'attachent à ne parler que de la règle générale.

Quant au livre par lui-même, il ne peut qu'intéresser beaucoup de visiteurs de ce blog. Pour leur donner envie de le lire, j'en présenterai seulement le sommaire :

-la royauté sacrée -la fonction royale -les deux glaives -le Roi des Juifs - le Saint Empire - le Roi très-chrétien

Ces titres de chapitre évoquent, sans aucun doute, les travaux de René Guénon qui a abordé plusieurs de ces thèmes (parfois avec d'autres titres) dans ses ouvrages. Cela me rappelle également les recherches de Saint Yves d'Alveydre sur la Synarchie où la notion de Royauté n'est pas la vision que peut en avoir un citoyen républicain français critique...

Afficher l'image d'origineJean Hani /source compartelibros.com

 

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15 juillet 2016

LES MONSTRES ONT ENCORE FRAPPE

Une attaque criminelle a été menée à Nice au moment où la foule regardait un feu d'artifice.

Un camion a foncé sur les passants et le chauffeur a été abattu par la police.

Au moins 84 personnes sont mortes dans l'attaque.

 

Nous sommes tous des Niçois...

(commentaires fermés)

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04 juillet 2016

Le musée Dini de Villefranche (en Beaujolais)

Villefranche, au nord de Lyon, s'enorgueillit, avec juste raison, de posséder trois sites d'une importance certaine : la Collégiale Notre Dame des Marais qui fut donation de la fille de Louis XI, Anne de Beaujeu et de son mari Pierre de Bourbon, le Musée Dini et ma maison natale, mais cela est une autre histoire...

Revenons au Musée Dini http://www.musee-paul-dini.com/ , objet d'une donation extra-ordinaire du collectionneur lyonnais Paul Dini et de sa femme, qui permit la transformation de l'ancien musée municipal en un centre d'Art moderne et contemporain. Il faut d'ailleurs remarquer que compte-tenu de la richesse de la collection, le musée des Arts de Lyon aurait bien aimé en garder la possession. Donc, depuis 2001 le musée présente ses collections et de nombreuses expositions thématiques.

Du 11 octobre 2015 au 7 février 2016, une magnifique exposition consacrée aux post-impressionnistes y  a été présentée.

musée dini

Après avoir demandé si je pouvais le faire, ce qui me fut concédé sans problèmes, j'ai réalisé une soixantaine de photographies : elles présentent aussi bien des oeuvres de l'exposition thématique que des oeuvres de la collection permanente. J'aurai voulu titrer chaque tableau : auteur, titre, année. car certains tableaux sont signés par de grands noms. Mais cela aurait représenté un travail colossal de recherches. Les personnes intéressées peuvent contacter directement la boutique du Musée pour acheter les deux catalogues correspondants : celui présenté par l'affiche ci-dessus et le catalogue général de la collection permanente. Ou se rendre sur place et en profiter pour admirer les oeuvres de visu. L'entrée est gratuite tous les premiers dimanche de mois.

Une seule remarque, l'un des tableaux permanents (que j'ai titré) a été le point de départ d'un documentaire d'Agnès Varda les glaneurs et la glaneuse (2000): sa recherche a permis de le sortir des réserves du sous-sol et cela est expliqué sur https://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Glaneurs_et_la_Glaneuse

 Donc vous pouvez voir l'album photos en colonne de droite ou en cliquant sur le lien

http://verlatradition.canalblog.com/albums/le_musee_dini_de_villefranche_sur_saone/index.html

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29 juin 2016

Et, avant la période des vacances, voiçi la séquence humour...

Plusieurs personnes m'ont demandé de publier mon portrait... Alors voilà, au choix :

lionmoi

Snapshot_20140314

 

 

 

 

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25 juin 2016

Milosz

 

Milosz

On ne présente plus cet immense poète que fut Oscar-Venceslas de Lubicz-Milosz, né le 28 mai 1877, mort le 2 mars 1939. Ces premiers poèmes parurent (en Français) dès 1899. Et son écriture fut très prolifique dans tous les genres  : poésies, romans, théâtres, traductions, essais politiques et métaphysiques.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Oscar_Venceslas_de_Lubicz-Milosz

Il m'est très difficile de choisir l'une de ses oeuvres à présenter ici ; voici donc l'un de ses poèmes (édition Fourcade/la bibliothèque russe et slave/Paris 1929) intitulé Psaume de la Réintégration, à forte apparence mystique, pour ne pas dire ésotérique ou même initiatique. Il m’advient quelquefois, au milieu de la nuit, d’être éveillé par le silence le plus accompli de l’Univers. C’est comme si, tout à coup, les multitudes célestes, apercevant dans ma pensée le terme assigné à leur course, s’arrêtaient au-dessus de ma tête pour me considérer en retenant leur souffle. Ainsi qu’aux lointains jours de mon enfance, toute mon âme se tend alors vers la grande voix qui se prépare à m’appeler du fond des espaces créés.
Mais mon attente est vaine. La paix qui m’environne n’est si parfaite que parce qu’elle n’a plus de nom à me donner. Elle est en moi et je suis en elle, et dans ce Lieu comme nous innomé où s’est accomplie notre union, il n’est pas jusqu’au mot le plus universel, Ici, qui n’ait perdu à jamais son sens ; car rien n’est demeuré hors de nous où nous puissions encore situer un Là-bas, et l’espace total où respire la pensée nous apparaît non pas comme le contenant, mais comme l’intérieur illuminé du
beau cristal Cosmos tombé des mains de Dieu. Jadis, quand l’esprit du silence parfait me saisissait, je levais les yeux vers les soleils ; aujourd’hui, ma vue descend avec leur regard dans mon être. Car leur secret est là, et non pas en eux-mêmes. Le lieu d’où ils me contemplent est celui-là même où je me tiens, et au reproche aimant peint sur le visage de l’univers je reconnais la mélancolie de ma propre conscience.

L’immensité engendrée par l’infinitude des mouvements circonscrits est impuissante à combler le vide de mon âme ; il n’est point de hauteur accessible à l’extension du Nombre dont les instants ne soient comptés par le battement de mon cœur. Que m’importe donc toute cette distance du rien au rien ! Certes, je suis tombé d’un lieu fort élevé ; mais c’est un autre
espace qui a mesuré la chute où j’ai entraîné le monde. Le lieu réel, le lieu seul situé est en moi, et voilà pourquoi l’Univers, ma conscience, veille, veille cette nuit, et me regarde. O mon Père ! mon mal n’a pas nom ignorance, mais oubli. Reconduis ton enfant aux sources de la Mémoire. Ordonne-lui de remonter le cours de son propre sang. Le mouvement de ma chute a créé l’espace temps, cette eau qui dans l’immobile Illimité sur moi s’est refermée et pour laquelle il n’est pas en ma puissance d’imaginer un récipient. Que mon ascension projette donc l’Autre Espace, le vrai, l’originel, le sanctifié, et que l’univers que voici, le Fils de ma Douleur dont le regard nocturne est sur mon âme, avec moi s’élève vers la Patrie, dans le joyeux courant d’influences bruissantes de la béatitude dorée.

Initiatique ? Et oui...Plusieurs pages du livre de James Chauvet la Queste du Saint Graal (Paris Cariscript) réédité grâce à Robert Amadou, lui sont consacrées par ce dernier dans la partie le Graal en compagnie au XXième siècle. Un chapitre entier est même intitulé : vers une confrérie secrète autour de Milosz. Il explique qu'après une rencontre entre James Chauvet et O.V.de L.Milosz, avait germé l'idée d'une confrérie secrète et initiatique :

-...de fonder une organisation ou un Ordre ésotérique, qui aurait incarné socialement l'oeuvre des Arcanes...

-...Milosz accepte de prendre la direction spirituelle du mouvement qui est capable, à son estime, d'embrasser de très larges sphères, dont le prolétariat compagnonnique...

-...L'heure de l'apostolat a sonné . Tenue des réunions : les robes seront de soie noire, avec un collet blanc. Le Maître sera seul coiffé d'une toque rouge. Ce sont les trois couleurs du Grand Oeuvre (spirituel et physique). La doctrine fondamentale sera celle des Arcanes. Le maximum des membres est fixé à 12...

robamadou

Robert Amadou

Je m'aperçois, en continuant la rédaction de cet article, que je me suis engagé sur un chemin montant, sablonneux, malaisé. Il m'est donc impossible de continuer de telles citations, car Robert Amadou consacre entièrement ces pages (une vingtaine) à Milosz ! Et d'autant plus qu'elles comprennent 7 pages de notes en impression serrée ! Sachez seulement que les noms évoqués à son sujet sont les suivants : Louis Cattiaux, René Guénon, Raymond Lulle, Louis-Claude de Saint Martin, Péladan, Fabre d'Olivet, Martinez de Pasqually, Fulcanelli, Saint Yves d'Alveydre, ...ETC... (j'ai indiqué ci-dessus les références du livre).

Nous constatons donc qu'il est vraiment cité en très bonnes compagnies...Ce qui confirme son implication totale au sein du monde initiatique.

Et Milosz est d'actualité le 2 juillet prochain !

En effet une conférence avec musique est proposée au Poet-Laval ce vieux village extraordinaire de la Drôme provencale (ex Commanderie des Chevaliers de Saint Jean de Jérusalem) à partir de 18h30 par l'association Pradel et les éditions Arma Artis avec Luc-Olivier d'Algange, poète, écrivain, philosophe et un accompagnement au piano par Sylvie Sagot-Duvauroux. Vous trouverez tous les détails avec le lien suivant :

http://www.classicarpa.com/pdf/prochain_spectacle.pdf

Bien entendu, l'oeuvre de Milosz n'est pas constituée que de cela, on peut d'ailleurs le constater en consultant un recueil de ses écrits comme par exemple http://bibliotheque-russe-et-slave.com/Livres/Milosz%20-%20Poemes.pdf avec lequel j'ai travaillé. Donc, la conférence ne portera pas forcément et exclusivement sur les sujets abordés ici.

 

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